Azofra/ Villafranca Montes de Oca

Temps maussade pour cette matinée, nous entrons dans le village de Ciruena ou un énorme complexe appartements, maisons, piscines, golfs remplacent une forêt de chênes  d'antan. Nous sommes impressionnées de trouver ce genre de constructions dans un petit village, encore plus étonnées de voir que ces habitations sont inhabitées. Nous trouvons un bar dans le vieux village prenons le temps d'un café léché. Notre chemin nous mène à Santo Domingo de la Calzada,  la Cathédrale de Santo Domingo de la Calzada, avec la légende du pendu dépendu.

En, 1130 Hugonel, jeune pèlerin germanique en route avec ses parents vers Saint-Jacques-de-Compostelle, passa la nuit dans une auberge, de Santo Domingo de la Calzada. Une jeune servante lui fit des avances, qu’il repoussa. Éconduite, elle cacha dans son bagage de la vaisselle d'argent. Au moment du départ, elle l’accusa du vol du plat. Il fut condamné et pendu pour ce vol qu’il n’avait pas commis.

Les parents éplorés continuèrent leur pèlerinage et prièrent saint Jacques. À leur retour de Compostelle, ils l'entendirent leur dire du haut du gibet qu'il vivait, car saint Jacques le protégeait. Émerveillés, ils s'adressèrent à l’alcalde, (de l’arabe al cadi : le juge) qui était en train de déguster un coq et une poule rôtis, leur répondit avec ironie : « Si votre fils est vivant, cette poule et ce coq se mettront à chanter dans mon assiette. » Ce qu’il advint, le coq chanta et la poule caqueta. L’alcalde bouleversé fit dépendre le jeune homme et pendre à sa place la fautive.

  En effet le couple de gallinacées est  bien dans l'édifice perché dans le poulailler, chantant  à la vue des  pèlerins. Nous traversons la ville, tout en visitant, nous prenons le pont Oja, construit en 1044.
Nous flirtons avec la N 120 juisqu'à Granion ou l'on s'arrête pour manger. L'église est belle, l'albergue se trouve derrière l'édifice, dans des anciens bâtiments. Nous reprenons le chemin pour Redecilla Del Camino, petite bourgade de 130 habitants. Le refuge est donativo, avec repas.  Etape de 27 km 500. 
le petit dèj est compris dans ce refuge, nous partons comme tous les matins tôt  à 6h.
Le jour  se lève mais pour ce 17 juin, nous partons avec le brouillard.
Le parcours n'est pas excellent, nous longeons la N 120, que des camions et pas de paysage à l'horizon. Nous entrons dans Belorado où nous y restons un moment. Toute petite commune de Castille-et-Léon, entre Burgos et Logrono, Belorado est une étape sur le camino frances menant à St Jacques de Compostelle. Sa jolie plaza Mayor et ses édifices réligieux en font un lieu de passage obligépour les amoureux des beaux monuments.
Des cheminants que nous avons rencontrés à Orisson Julien et un Hollandais décident de se reposer dans cette ville.
Le voyage pour eux à commencé à Vézelay. Le temps passe vite et il nous faut repartir pour la destination de Villafranca de Orca.
Nous cheminons sur des sentes herbeuses, de chemins pierreux, de tous petits villages parfois éteints, parfois restaurés. C'est sur cet itinéraire que Véronique décide de nous laisser en s'arrêtant  à Villambistia, église San Estebàn où nous nous installons pour manger. Un albergue s'y trouve le San Roque, nous faisons nos adieux à notre Bordelaise.
Nous continuons notre chemin, le chemin est facile mais en arrivant sur Villfranca nous devons marcher à côté de la route très dangereuse avec tous ces camions qui n'en finissent pas de se croiser. 

Le trafic est intense dans ce bourg de 140 habitants, il faut traverser la route pour rejoindre le refuge qui se trouve au bord de la nationale. L'albergue est grand et propre, avec un parc. Le coin cuisine est sous un abris dans le jardin, tables et chaises nous attendent pour déguster nos éternelles  pâtes du soir.

Nous lavons notre linge et faisons nos courses pour le lendemain. C'est toujours plaisant de trouver une épicerie presque dans tous les villages, parfois moribonds. 

Nous pouvons acheter à l'unité, et quand on marche avec le sac c'est bien pratique.  

Etape de 25 km.