Deux pélerins en vélo pour SANTIAGO

Départ de Cambernon.
Départ de Cambernon.

Décider de partir sur les chemins de Compostelle en partant de chez soi, demande une bonne préparation et réflexion. Ne travaillant plus,  la facilité s'est imposée mais pour mon compagnon, 2 mois de congés ont été nécessaire.

Nous avons mis 7 mois pour préparer notre voyage. Randonner avec un vélo demande un minimum de matériel à emporter, tant pour la bécane que pour nous qui avons décidé de faire du camping.

Les amis sont venus nous dire aurevoir.
Les amis sont venus nous dire aurevoir.

1er mai 2008, les amis sont venus nous encourager, le soleil est au rendez-vous pour cette première étape, Cambernon/Genest.  Le parcours s'annonce agréable en prenant la direction de la côte,  Annoville sur Mer/Granville/ST Pair sur Mer/Jullouville/ Carolles,  de belles montées en perspective avant d'arriver à Genêts.

La pluie ne s'est pas faite  attendre lorsque nous arrivons au camping.  Pour nous qui devons monter la tente nous espérons qu'elle ne va pas durer. Mais la pluie a décidé de tomber toute la nuit, il ne fait pas chaud sous la couette.  Nous ne dormons pas beaucoup pour cette première étape.

En direction d'Antrain,  chemin que nous devons quitter, trop boueux.
En direction d'Antrain, chemin que nous devons quitter, trop boueux.

Mauvaise nuit, froide et trempée, nous prenons du retard.  Nous partons dans la matinée pour rejoindre le Mont  St  Michel, étape incontournable (le Mont ST Michel est le départ de beaucoup de pèlerins partant de Normandie  pour rejoindre  la voie de Tours) où nous faisons tamponner nos créanciales dans ce lieu mythique.

Nous prenons le chemin herbeux mais praticable qui nous conduit à Antrain,  halte pour  cette 2ème journée de pèlerinage.

Antrain est un petit bourg breton sympathique mais le camping est  fermé en ce début de mai, nous allons chez l'habitant ( chez Marie).

Au fil du parcours nous nous apercevons que les campings ne sont pas ouverts, la saison n'est pas commencée.  Nous nous sommes chargés pour rien en ce qui concerne tout l'équipement, tente etc.

Le matin nous ne partons jamais avant 8h30,  lorsque le jour est levé. Samedi 3 mai, nous prenons l'itinéraire conseillé dans le guide, mais les chemins agricoles sont boueux et les vélos ne passent  pas,  trop chargés. Nous poussons les cycles et cela devient fatiguant. Pour cette 3 ème journée nous n'avançons pas et nous sommes obligés de reprendre la route,  puis faire un détours pour s'arrêter à St Medard sur  Ille. Beau petit bourg de 1200 habitants, des villageois   nous parlent d'un gîte communal gratuit pour les pèlerins.  A visiter  dans ce village, l'église et  la chapelle  Sainte  Anne.

Ille et Rance.
Ille et Rance.

La nuit a été bonne dans ce refuge, nous prenons le chemin du halage qui se trouve à la sortie du village de St Medard. Nous  longeons le long  d'Ille et Rance qui mène à Rennes, traversons Rennes  sans encombre pour retrouver le halage. Nous roulons le long de la Vilaine qui se termine à Redon  .

De Rennes  à Redon il y a environ 95 km de halage que l'on peut pratiquer à pied ou en vélo, mais pour cette 4ème journée nous nous  arrêtons à Bourg  des  Comptes, encore un joli village. Le guide nous annonce un camping mais il est fermé,  nous décidons de franchir le portail pour nous y installer, avec nous des anglais qui cheminent vers Narbonne avec des chariots  derrière leurs vélos.  La journée a été ensoleillée,  passer la soirée avec nos 2 cyclistes nous ravi.

Après avoir campé à la sauvage, nous repartons pour la 5ème journée direction Redon.

Le paysage est magnifique sur le chemin du halage, très diversifié. Nous roulons sans difficulté et arrivons à Redon dans l'après midi. Nous cherchons le camping mais encore fermé.  Nous décidons de chercher un  hôtel  pour la nuit.  La ville est composée de 10 400 habitantspas très grande,  nous ne la visitons pas, lessive oblige. 

6 mai 8 h, nous prenons le canal de Nantes qui se trouve à proximité de l'hôtel, la brume recouvre l'eau, le paysage est marécageux, les hérons s'envolent sur notre passage, une belle journée s'annonce. Arrivés à proximité de Blain nous décidons de nous arrêter sous le pont de Nozay,  et nous profitons du soleil  pour sécher le linge lavé la veille.  

La ville de Blain mérite que l'on s'y arrête pour la visiter, nous sommes dans la Loire Atlantique.  Nous nous dirigeons sur Nantes et quittons le chemin du  halage pour reprendre des sentiers  fermiers mais tellement boueux que nous revenons sur la route. Nous nous dirigeons vers Notre  Dame des  Landes et cherchons un camping, on nous dirige sur la commune d'Eric car le camping est ouvert toute l'année à 6 km de notre parcours.

Levés à 6 h du matin.  Matin  brumeux pour cette 7eme journée. Sur le conseil  du propriétaire du camping, Thierry décide d'éviter Nantes, c'est donc sur la direction de Casson en passant par Suce  sur  Erdre, Carquefou  direction sur la ville de Clisson.  Nous avons roulé avec des voitures, camions, pas vraiment le bon plan. 

Nous arrivons à Clisson avec un superbe temps, la ville est belle et nous décidons de rester une journée pour la visiter.
Château départemental de CLISSON
Château départemental de CLISSON

L'accueil au camping municipal est chaleureux, nous piquons la tente sous un soleil de plomb.

Nous dormons bien,  mais au petit  matin nous sommes surpris par la pluie qui ne va pas s'arrêter pour de la journée. C'est vêtus de nos capes que nous partons visiter la ville, la place St Jacques lieu des pèlerins, le château, la halle très ancienne, les rues typiques.

En soirée nous revenons au camping, la pluie ne cesse de tomber. La responsable des lieux nous propose de nous loger pour la nuit dans une pièce ou il y a du chauffage que nous pouvons nous servir pour sécher le linge lavé  la veille. Nous sommes bien heureux de passer la nuit au sec devant un petit apéro grâce à cette dame qui par gentillesse, nous aide dans notre voyage.

Bonne nuit dans ce petit local , nous partons sur les chemins qui sont bien balisés.  L'étape est dure, beaucoup de sentiers fermiers, impraticables faute  à la pluie et chemins herbeux. Après avoir poussé les vélos pendant un temps, nous reprenons les petites routes pour nous diriger vers St Fulgent. C'est à Chavagnes  en Paillers que nous nous arrêtons dans une communauté religieuse   (Le centre spirituel).                     

Chavagnes en Paillers est une petite cité vendéenne de 3 305 habitants. Elle domine la vallée de la Maine. Ses villages couvrent 4 057 hectares. 

Au cœur du bocage vendéen, Le Père Louis-Marie BAUDOUIN fonde après la Révolution française, la Congrégation des Fils de Marie Immaculée(FMI) et avec l’aide de Sœur Charlotte Gabrielle RANFRAY, la Congrégation des Ursulines de Jésus(UdJ)

Le Centre Spirituel de Chavagnes se situe sur le lieu de fondation des Ursulines de Jésus. Il est entouré d’un parc agréable et boisé, offrant un climat de silence propice à la prière. Il est ouvert sur la campagne environnante, et sur le bourg de Chavagnes-en-Paillers.

Nous sommes bien reçus par sœur Anne-Marie.  1 chambre pour 2,  un bon repas une promenade dans le parc , nous sommes heureux d'être dans cet endroit magnifique.

Bonne nuit  dans ce lieu saint, bon petit déjeuner, c'est avec le corps reposé que nous prenons la route pour cette 10ème journée.  Nous ne prenons pas les chemins car le guide le  déconseille aux cyclistes, n'ayant pas de véritables VTT, il est difficile de pédaler dans certains lieux.  St Fulgent / Chantonnay/Caillère,  pas mal de montées pour cette journée. Nous passons la nuit à St  Laurent  de la Salle,  petite commune de plus de 370 habitants, ou un gîte municipal est à la disposition des pèlerins. L'endroit est spacieux la dame qui s'occupe des lieux nous propose  à un prix correct du pain, des œufs, pâtes car dans ce petit village il n'y a pas de commerces.

Gîte très  calme, nous passons une bonne nuit. Le temps s'annonce ensoleillé pour cette 11ème journée de pèlerinage. Comme chaque matin nous prenons le chemin de Compostelle, mais souvent après un certain nombre de km, nous  sommes obligés de reprendre le vélo route, aujourd'hui le chemin est mal balisé. Nous traversons des villages typiques  et comme tous les jours nous nous arrêtons pour prendre un encas avec café lorsque nous trouvons un bar ouvert.  Nous sommes dans les marais du Poitevin.  C'est à Maillezais que nous passons la nuit dans le camping municipal.

Maillezais est un petit bourg de 1023 habitants (les mallacéens) situé aux portes du Marais Poitevin.

La commune, dotée de toute une gamme de services et commerces, de plusieurs restaurants, hôtels, et d'un camping municipal 3***, s'est orientée vers le tourisme grâce à un riche patrimoine culturel et historique.

Deux monuments sont très visités : L'abbaye Saint-Pierre, imposant vestige d'un passé prestigieux et l'église romane Saint-Nicolas du XII ème siècle.

De plus la Venise Verte constitue un site exceptionnel pour les balades en barque, les promenades en vélo, les randonnées pédestres et la pêche.

Bonne visite sur le site de la commune de Maillezais.

Les marais du POITEVIN, Maillezais.
Les marais du POITEVIN, Maillezais.

Il fait froid sous la petite tente, la rosée du matin humidifie l'habitacle,  nous rangeons le matériel encore mouillé, c'est ainsi tous les matins. Nous nous dirigeons vers St Hilaire la Palud , nous allons quitter le Poitevin qui mérite que l'on s'y attarde plus longuement.

Nous nous dirigeons sur Surgères dans les Charentes  Maritimes (6500 habitants) où nous prenons notre pique-nique sur la place centrale. Nous repartons pour St Jean d'Angelo, endroit où nous allons dormir.  Petites routes mais aussi  chemin herbeux du halage,  dur de pédaler dans ce milieu. C'est chez ma sœur que nous passons la nuit.

Des retrouvailles, un bon repas, un bon lit, le linge lavé la vie est belle et ensoleillée.

 Saint Jean d'Angély est une commune de 8028 habitants située au cœur de la Saintonge en Charente Maritime.
A mi-chemin entre Cognac et La Rochelle, la cité chargée d'histoire, a su préserver sa vieille ville, ses rues étroites et les vestiges de son passé. Vous découvrirez un patrimoine harmonieux où se
détachent l'Abbaye Royale, le beffroi,

la Fontaine du Pilori, de nombreuses maisons à colombages du XVème siècle, des hôtels particuliers du XVIIIème siècle....

Belle soirée en famille, mais il faut repartir,  pour la 13ème étape nous sommes sur  le chemin de Tours.  depuis que nous sommes partis,  du Mont St Michel à St Jean d'Angely nous étions sur une variante qui rejoint la Via turonensis. Belle surprise en quittant la ville, le chemin est superbement balisé. Des bornes neuves avec coquilles nous indiquent le chemin et cela tous les 1km, les  Charentes  Maritimes ont fait un beau travail pour les pèlerins.

Pas beaucoup de km pour ce 13 mai, nous prenons les chemins et comme souvent impraticables avec des vélos. Nous passerons la nuit à Saintes dans le refuge des pèlerins à coté de l'église St  Eutrope. le refuge contient 6 places et depuis que nous sommes partis, nous rencontrons pour la 1ere fois  des pèlerins. L'hospitalière gentille nous remet une liste de refuges pour la suite du parcours. Ma sœur et sa famille nous rejoint pour passer une soirée dans un restaurant  et visiter la ville.

Saintes est une ville animée datant de l'époque romaine. Les ruines romaines sont encore visibles dans la ville, le point fort étant l'arène un amphithéâtre ancien à l'ouest de la ville dans un endroit attrayant et boisé.

L'Arc de Germanicus à l'Est de la rivière Charente, qui traverse la ville, est à côté du musée archéologique. L'Arc de Germanicus est un arc de triomphe et a été construit à l'entrée d'un pont traversant le fleuve Charente. Lorsque le pont a été démoli l’Arc a été déplacé de sa position actuelle.

Saintes a également une 'vieille ville' attrayant avec quelques belles maisons médiévales, rues étroites, et il y a aussi des églises qui valent la peine à visiter - l'Abbaye aux Dames et de la Basilique de St Eutrope en particulier. La basilique de St Eutrope est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre du pèlerinage de Saintes-Jacques de Compostelle. Sa crypte est particulièrement intéressante à voir avec ses beaux chapiteaux sculptés avec des motifs floraux et végétaux.

Au cœur de la vieille ville est le Logis du Gouverneur, un imposant bâtiment du 12ème siècle. Toujours dans la vieille ville est la cathédrale Saint-Pierre avec son magnifique dôme en cuivre. Dans la Place des Récoltes il y a quelques parties des remparts du 3ème siècle.

En raison de son patrimoine gallo-romain, médiéval et classique, Saintes est répertorié 'Ville d'Art et d'Histoire'.

Chemin herbeux
Chemin herbeux

Ayant la listes des  hébergements depuis Saintes, fournis par le gîte,   nous avons laissé notre matériel de camping chez ma sœur. Un peu moins de poids malgré que nous sommes en vélo.

Petit parcours pour cette étape, une fatigue musculaires nous oblige à nous arrêter à Préguillac, 10 km après Saintes, un bon repos  chez l'habitant et nous repartons le lendemain pour Mirambeau,  ou nous trouvons un refuge chez ( Aurore et François) qui proposent le repas et petit déjeuner à un prix raisonnable. Très belle soirée  dans ce refuge familial  avec les 3 pèlerins rencontrés à Saintes.

16ème jour, nous entrons dans la Gironde et nous découvrons pour la 1ere fois que le balisage devient compliqué,  ce département n'a pas encore balisé  le parcours. Le guide rando/editions devient précieux.

Mes douleurs musculaires ne sont pas terminées, nous n'avançons pas vite, ce soir nous arrêtons à St  Martin Lacaucade (village de 100 habitants). Le refuge est offert par la municipalité, en fait c'est donativo. Le lieu est confortable et contient 4 places, nous sommes seuls dans ce logis. Bonne nuit en perspective.

Ce matin nous prenons le bac à Blayes pour la direction de Lamarque, 20 mn de traversée sur la  Gironde, puis nous roulons à travers les vignes dans le Medoc. Un petit arrêt à Blanquefort pour nous restaurer, nous reprenons le parcours agréable, sur ces petites routes.  Ce soir nous allons au refuge du Bouscat qui se trouve dans le cimetière, nous ne serons pas dérangés par les voisins.  Le refuge contient 6 lits.

Direction Bordeaux pour cette 18ème étape, une bonne heure pour traverser cette ville qui mériterait qu'on s'y attarde. Bordeaux se caractérise par son exceptionnel patrimoine hérité du 18e siècle, par de grandes figures du passé qui ont fait sa renommée intellectuelle, culturelle ou politique, et naturellement par le vin qui porte son nom.
Le patrimoine de Bordeaux est pluriel : architectural et immatériel, d’hier et de demain. Car si l’image du patrimoine est d’abord celle des belles pierres, le concept s’étend aujourd’hui aux bâtiments plus récents, aux statues et fontaines, à la littérature, à la gastronomie, aux savoir-faire et aux modes de vie.

Direction Gradignan pour ensuite nous diriger vers  la forêt de la Gironde, parcours plat mais ensablé,  ce soir nous couchons à Mons petite commune qui dépend de Belin.

Gîte communal dans la nature, donativo. Belle église romane et la croix ST Jacques que nous visitons.

Les Landes
Les Landes

Refuge confortable dans ce lieu paisible, mais tous les soirs nous sommes seuls, peu de pèlerins sur le chemin de Tours. Nous entrons dans les Landes, et cette fois  ci, le parcours est bien balisé, les chemins sont tout en longueur, l'activité forestière est intense, nous sommes bien dans cette région.

C'est chez frère Serge que nous logeons ce soir à Escourse, un festin de roi nous attend ainsi que le refuge destiné aux pèlerins de passage.

Encore les Landes pour cette 20ème étape, 3 jours pour traverser la forêt de pins, paysage agréable, pistes sableuses et beau temps.

Ce soir nous nous  posons à  St Paul de Dax dans le refuge pour 4 personnes, toujours bien accueillis par les hospitaliers.

Dax est une ville réputée depuis la plus haute Antiquité pour ses eaux chaudes. L'origine de son thermalisme y est plus que millénaire.

Comme tous les jours nous partons vers 8 h, ce matin nous traversons Dax, 1h est nécessaire pour traverser la ville. Aujourd'hui la forêt de pins se termine, nous trouvons le parcours plus difficiles côtes oblige. Ce midi nous  posons le pied  à Peyehorade  la  commune de Peyrehorade se situe au Sud des Landes à proximité de l'océan et de la montagne. Bâtie sur les bords des Gaves Réunis (Gaves de Pau et d'Oloron se jetant dans le Fleuve Adour), elle est dominée par la Colline d'Aspremont. Nous cherchons la poste pour renvoyer  des  affaires inutiles, pas moins de 3kg, même en vélo le poids est important. Le  marché local, un petit resto, une visite à l'église et nous repartons en direction de Sorde L'Abbaye, église abbatiale Saint Jean, magnifique édifice époque romane que nous visitons. C'est dans cet endroit que nous rencontrons une pèlerine Brestoise, Chantal, partie du Finistere (Bretagne) pour marcher  vers   le Cap Finisterre (Espagne) et revenir par le Norte. Bravo à cette dame qui chemine seule.

Ce soir pour la 21ème journée, nous nous arrêtons à Bergouey-Viellenave    dans les Pyrénées Atlantiques,  le refuge municipal est très confortable,  au coeur du village.

Nous ne sommes plus loin de St Jean Pied de Port, aujourd'hui 22 mai, le soleil est toujours au rendez-vous.  Le parcours s'annonce difficile, nous sommes dans les Pyrénées et les montées sont à la hauteur de la région.  Nous nous dirigeons vers  St Palais,  ville carrefour des trois chemins de Saint-Jacques du Puy (GR65), de Vézelay (GR653) et de Tours et accueille chaque année de nombreux pèlerins et randonneurs en route vers Compostelle.)  Nous visitons la petite ville Basque avec ses toits rouges, nous prenons le temps de nous détendre à la terrasse d'un café. Nous reprenons le chemin qui mène à la croix de Gibraltar, c'est à cet endroit que se rejoignent les trois voies. Ce soir nous  nous arrêtons à Ostabat, mais pour y arriver un chemin nous attend avec une belle pente. Nous marchons à coté de notre vélo, car il est impossible de le faire en pédalant, nous mettons 3 heures pour effectuer 7 km,  dur,  marcher c'est bien mais en poussant le vélo!!!

Ostabat est un beau village Basque, le refuge municipal est simple mais agréable à coté d'une ferme (10 places).

 

St Jean Pied de Port
St Jean Pied de Port

Le lendemain direction St Jean Pied de Port, petite ville de 1500 habitants.

Point de départ de l’étape montagneuse mythique   traversant les Pyrénées et menant à Roncevaux, Saint-Jean-Pied-de-Port possède une tradition d’accueil excellente.  1992, date de l’ouverture de l’accueil des pèlerins à Saint-Jean-Pied-de-Port,  A la maison Laborde, au n°39 de la rue de la Citadelle, les accueillants renseignent les pèlerins : Description de l’étape de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux.
 Liste des refuges publics et privés.
 Les hébergements sur Saint-Jean-Pied-de-Port.
 Informations pratiques (médecins, garage, réparateur de vélos, moyen de transport des bagages…).
 La Credenciale, véritable passeport du pèlerin, est délivrée à l’accueil au même titre que le sceau de la ville attestant votre passage à Saint-Jean-Pied-de-Port. Renseignements : Accueil des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle

39 rue de la Citadelle,  64220 Saint-Jean-Pied-de-Port   Tél 05.59.37.05.09.

Nous passons une journée entière à ST Jean pour se reposer et visiter la petite ville avant d'entamer le Col de Roncevaux et le Camino. Solange et Adrien des amis de la Manche en vacances dans la région nous invitent pour la soirée.

Le parcours sur  la variante du Mont St Michel et  le chemin de Tours a été agréable.  Nous avons fait de belles rencontres : les peintres amateurs de St Medard sur Ille peignant sur la place du village, le couple d'Anglais se joignant à nous en faisant du camping sauvage, la gardienne du camping de Clisson qui nous a permis de nous  loger au sec  car dame la pluie était très en colère. Sœur Anne-Marie de  Chavagnes en Paillers, un grand merci à ma soeur et sa famille qui nous ont fait passer un bon moment à St Jean D'Angely. Les 3 pèlerins rencontré au refuge de Saintes que nous reverrons chez Aurore et François, un couple de pèlerins  retraités venant de l'Essonne, la Brestoise Chantal,    partie du Finistère (F) pour rejoindre le Finistère (E) et revenir par le Norte, Cyril et Bernard avec qui nous avons partagé le repas du soir à Ostabat,  Maurice et Nicolle 74 et  70 ans partis de St  Malo et toutes les personnes qui s'occupent des gîtes  sur le TURONENSIS,  donnant de leur temps et leur sourire pour nous être agréable.